Fanal (nom masculin, subst. masculin)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Nom masculin |
(pl. Fanaux ). XVI e siècle. Emprunté de l'italien fanale, de même sens, issu du grec phanos, « lanterne ».
1. Anciennt. Feu qu'on allumait au sommet des tours, à l'entrée des ports et le long des côtes, pour servir de repère aux navigateurs.
2. . Grosse lanterne avec laquelle un bateau signale sa position ou éclaire son bord. Hisser un
3. Lanterne, falot. Au XVIII e siècle, des fanaux éclairaient certaines rues de Paris.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom masculin |
Sorte de grosse lanterne. "Mettre le
Il se dit aussi des Feux qu'on allume durant la nuit sur des tours, à l'entrée des ports et le long des plages maritimes, pour indiquer aux bâtiments la route qu'ils doivent tenir. Voyez
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. masculin |
1 Feu qu'on allume durant la nuit au sommet des tours, à l'entrée des ports, le long des plages maritimes.
J. J. ROUSS.: « Chercher sans boussole un
LAMART.: « Astre inutile à l'homme [la lune], en toi tout est mystère ; Tu n'es pas son
Par extension.
LEMIERRE: « Dès que l'on verra sur le haut des montagnes Briller de loin en loin des fanaux allumés »
Fig.
ROLLIN: « Athènes étant comme le
2 Grosse lanterne dont on se sert à bord des vaisseaux.
JAL: « Au XVIIe siècle, les officiers généraux portaient trois fanaux à l'arrière, auxquels l'amiral en ajoutait un fixé à la grande hune ; alors tous les vaisseaux avaient un
Mém. de Villette, 1685, dans JAL: En 1685, j'eus ordre d'aller à Rochefort armer le Bourbon [vaisseau de 3e rang] et de le mener avec quatre autres vaisseaux à Belle-Ile, pour y joindre M. de Preuilly ; je ne l'y trouvai point ; on me rapporta pourtant qu'il trouvait à redire qu'il y eût trois fanaux au Bourbon, et j'en fis ôter deux dès que je sus qu'ils blessaient sa délicatesse
Ordonn. d'août 1681, liv. I, tit. I, art. 7: Le vaisseau que l'amiral montera portera le pavillon carré blanc au grand mât et les quatre fanaux
3 Il s'est dit, par extension, pour lanterne, réverbère.
VOLT.: « Aujourd'hui les spectacles journaliers, la foule des chars dorés, les milliers de fanaux qui éclairent pendant la nuit les grandes villes, forment un plus beau spectacle et annoncent plus d'abondance que les plus brillantes cérémonies des monarques du XVIe siècle »
VOLT.: « Ces fanaux que Louis XIV établit le premier dans Paris, qui ne sont pas même encore connus à Rome, éclairèrent pendant la nuit la ville de Pétersbourg »
Faire
4 Fig. Ce qui sert de guide, de lumière intellectuelle.
Dict. de l'Acad.: Ces grandes vérités devinrent autant de fanaux à l'aide desquels on se dirigea dans les recherches scientifiques
HISTORIQUE
XVIème siècle
PASQUIER: « Flodoart, qui vivoit en ce tempslà, duquel j'use en tout ce discours comme d'un
ÉTYMOLOGIE
Bas-lat.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
FANAL. - HIST. Ajoutez : XIVème siècle
Mandements de Charles V, 1369, p. 322: Phanars prins pour faire feu de nuit
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. masculin |
Espèce de grosse lanterne dont on se sert sur les vaisseaux. "Mettre le
Il se dit aussi Des feux qu'on allume durant la nuit sur des tours, à l'entrée des ports et le long des plages maritimes, pour indiquer aux bâtiments la route qu'ils doivent tenir. En ce sens, on dit plus ordinairement, "Phare."
Il s'emploie quelquefois au figuré dans le style soutenu, et se dit de Ce qui sert de guide, de lumière dans les arts, dans les sciences, etc. "Ces grandes vérités, une fois découvertes, devinrent autant de fanaux à l'aide desquels on se dirigea dans les recherches scientifiques."
1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)
Espèce de grosse lanterne dont on se sert sur les vaisseaux dans la navigation. "Mettre le
2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)
Fanal, se dit aussi Des feux qu'on allume durant la nuit sur les tours à l'entrée des ports, et le long des plages maritimes, pour indiquer aux vaisseaux la route qu'ils doivent tenir.
1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
Espèce de grosse lanterne dont les vaisseaux se servent dans la navigation. "Mettre le
2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
se dit aussi Des feux qu'on allume durant la nuit sur les tours à l'entrée des ports, & le long des plages maritimes, pour indiquer aux vaisseaux la route qu'ils doivent tenir.
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. masculin |
[Au pluriel "fanaux". Pron. "fanô": 2e lon.] Espèce de grosse lanterne dont les vaisseaux se servent dans la navigation. 'Les vaisseaux Anglais après le combat, qui finit à l'entrée de la nuit, éteignirent "leurs fanaux".
FANAL a été employé au figuré par "Rouss." Il dit dans son Epitre à M. "Racine", parlant de ces jours de ténèbres et d'impiété.
- Où nous voyons, enfin, j'ôse le dire.
La vérité soumise à leur empire
Ses feux éteints dans leur sombre "fanal",
Et Dieu cité devant leur tribunal.
"Fanal" n'est rien moins qu'un terme noble, et il dépâre un peu cette tirade.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Subst. masculin |
Espece de grosse lanterne, dont les vaisseaux se servent dans la navigation. "Mettre le
"Fanal," se dit aussi des feux que l'on allume sur les tours à l'entrée des ports, & le long des plages maritimes, pour esclairer la nuit aux vaisseaux.
Emplacement dans le dictionnaire :
| familier familièrement familistère famille famille royale famillisme famine | fan fanage fanatique fanatisé fanatiser fanatisme | fanchon fanchonnette fandango fandrosse fané fane faner |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Louis HÉMON (Maria Chapdelaine)...concession à deux milles de là avec son frère ; ce dernier était monté aux chantiers pour l'hiver, le laissant seul dans la hutte de troncs bruts qu'ils avaient élevée. Il apparut sur le seuil, son fanal à la main. -salut un chacun, fit-il en ôtant son casque de laine. La nuit était claire et il y a encore une croûte sur la neige ; alors puisque ça marchait bien, j'ai pensé que je viendrais veiller...
Citation n°2 de Jules VERNE (L'Île mystérieuse)
...le fanal posé sur l'étrave, éclairait la marche. La voûte, très-surbaissée, sous laquelle le canot passa d'abord, se relevait brusquement ; mais l'obscurité était trop profonde, et la lumière du fanal trop insuffisante, pour que l'on pût reconnaître l'étendue de cette caverne, sa largeur, sa hauteur, sa profondeur. Au milieu de cette substruction basaltique régnait un silence imposant. Nul bruit...
Citation n°3 de Jules VERNE (L'Île mystérieuse)
...de dix, on n'eût pu le dire. Mais les bruits souterrains étaient trop perceptibles pour qu'elle fût bien épaisse. L'ingénieur, après avoir exploré la muraille suivant une ligne horizontale, fixa le fanal à l'extrémité d'un aviron, et il le promena de nouveau à une plus grande hauteur sur la paroi basaltique. Là, par des fentes à peine visibles, à travers les prismes mal joints, transpirait une fumée...
Citation n°4 de Louis BOUILHET (Melænis : conte romain)
...où la brise se joue voltigeaient sur son front étroit et gracieux. Sa tunique aux longs plis montait comme un nuage autour d'elle, en dansant : le reflet inégal de la lampe fumeuse ou du jaune fanal parfois d'un vif éclair sillonnait son visage ; et, sur sa gorge nue, un collier de métal sonnait comme la grêle en une nuit d'orage ! Retenant son haleine, et la couvant des yeux, le rhéteur...
Citation n°5 de Eugène SUE (Atar-Gull)
...il me semble pourtant voir quelque chose... non... si... diable de brume... une fois le soleil levé, je serais sûr... allons encore... ah ! Voici enfin une clarté de crépuscule ; gueux de fanal, sors donc... sors donc... ah ! Enfin le voilà... est-il rouge ce matin ! ... mais oui... oui... je distingue parfaitement... c'est une goëlette tout au plus à un mille de nous... ah çà... mais......
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